Lettre ouverte d’un ancien ami de Frigide Barjot

Mariage gay: une lettre ouverte à Frigide Barjot publiée sur Facebook fait le tour du web

Le HuffPost  |  Publication: 14/04/2013 15:14 CEST  |  Mis à jour: 14/04/2013 15:34 CEST

Frigide Barjot
MARIAGE GAY - 7000 "like", 3100 partages et 760 commentaires en une vingtaine d'heures de publication: il n'y a pas à dire, pour un anonyme du web, ce statut Facebook cartonne. Car il ne s'agit pas de n'importe quel statut. Alexandre Dousson, homosexuel comme il l'indique dans son message, a publié sur son profil une lettre ouverte à Frigide Barjot, figure de proue du mouvement anti-mariage gay.

Les deux personnes se connaissent de longue date selon le jeune homme. Mais aujourd'hui, ce dernier enterre leur relation qu'on imagine amicale, via une diatribe d'une violence verbale rare. Pour Alexandre Dousson, par ses prises de positions, Frigide Barjot est devenue "un danger public":

"Lettre ouverte à Frigide Barjot.Ma Frigide, puisque tu m'appelle mon Alex, depuis 15 ans que l'on se connait, je m'adresse une dernière fois à toi. J'ai de beaux souvenirs avec toi, tu connais ma famille, j'ai brunché chez toi, je t'ai donné le bras sur le tapis rouge du festival de Deauville, nous avons dîné à l'Opéra Garnier, j'ai organisé pour toi et ton président de mari de nombreuses fêtes... Mais bon, je suis gay, favorable à l'égalité des droits et à l'occasion démocrate puisque je vote systématiquement en citoyen consciencieux. Tes propos d'hier me donnent la nausée. Tu as dépassée toutes les bornes et tu es désormais un danger public. Avec ton appel au sang, hier soir je me suis retrouvé à raccompagner les clients jusqu'aux taxis et à les conseiller de faire attention... Tu as ouvert la boite de Pandore de l'homophobie et je ne te le pardonnerais jamais. Je souhaite que le tombereau de merde que tu as soulevé finisses par te retomber dessus et masquer l'odeur putride de tes propos. Sur le bûcher des vanités ou tu terminera surement, brûles à petit feu et ne prie pas ton Dieu cela ne sert à rien il sera bien le dernier à prendre ta défense tant tes propos et la stature que tu te donnes n'est qu'une imposture lorsque l'on connait un temps soit peu ton parcours. Je m'arrête là et je remercie Facebook d'avoir inventé la fonction "supprimer un contact" se sera le dernier plaisir que je m'octroie avec toi."

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Compte rendu de la réunion du samedi 6 avril 2013

photo (3)Le samedi 6 avril à 15h se tenait une nouvelle réunion.

Au début, j'avais l'impression qu'il y aurait moins de monde qu'à la réunion précédente et finalement ... il y avait autant de monde !

Encore une fois, c'était un réel plaisir de constater la diversité des personnes en présence, toutes les générations, toutes les situations ...

Cette fois-ci, nous nous sommes efforcés de mieux cadrer les débats afin de favoriser l'expression de toutes et de tous : un bref tour de table et quelques annonces importantes comme le projet de partenariat avec l'association IPPO qui vient en aide aux personnes en situation de prostitution. Ensuite, un débat s'est engagé autour de l'accompagnement des personnes transidentitaires en France. Une discussion ouverte et franche où tous les points de vues pouvaient s'exprimer, sans tensions ou agressivités, notamment autour de la notion d'autodiagnostic et sur les positionnements sur le suivi médical, sur la perception de la "maladie".

Quelques idées ont émergées comme la  nécessité de favoriser les parcours progressifs afin d'alimenter les processus de décision, particulièrement pour préparer les décisions entraînant des actes irréversible ; la question du lien entre le traitement social et le traitement médical de la transidentité´a été longuement débattue. Il y avait également deux grandes tendances, l'une considérant qu'il fallait un troisième genre pour l'état civil, l'autre préférant enlever toute mention au genre sur les papiers sauf sur la carte vitale.

 

Après une pause animée, nous avons repris les travaux en trois sous-groupes :
- Genre et identité : changer de sexe et/ou trouver son genre ? On a parlé de notre relation personnelle à notre évolution/transition et des liens avec l'orientation sexuelle (changer de genre peut faire changer d'orientation sexuelle ou faire changer l'orientation sexuelle de son/sa partenaire) ;
- Echanges et apport réciproques : le début d'une transition, les différents parcours, la réalité de la relation avec les différents accompagnants (psy, endocri ...) ;
- Quelles actions militantes à Trans 3.0 : préparation idaho et marche des fiertés avec la possibilité d'avoir un stand / actions communes avec l'association Glimpi (marche des cierges et course pour des assos) ...

Finalement, je retiens une réelle convivialité et un grand respect mutuel. Il y a eu quelques belles envolées :

- Pour se faire entendre, il faut s'unir. La question n'est pas tant de se séparer des mouvements LGBT - argument souvent entendu à cause de la distinction entre identité de genre et orientation sexuelle, mal comprise tant par l'opinion publique que par le milieu LGB - que de mieux expliquer, de faire entendre notre spécificité ... TLGB power ! Et surtout d'apprendre à s'unir entre trans autour de quelques idées-forces.

- La psychologie n'est pas toujours stéréonormée ... Par exemple, une lesbienne est aussi souvent transidentitaire ... il y a souvent une proximité en terme de genre.

- Il faut changer le monde et notre corps mais surement pas notre cerveau !

- L'importance du regard qu'on porte sur une femme ou sur un homme et l'admiration/ la fascination/ l'envie ... puis ce changement profond lorsqu'on accepte de vivre ce genre qui nous fascinait.

Aussi, Jeanne nous a bien fait rire avec son chronomètre à paroles ... Marrant et efficace ! Nous nous sommes séparés en rappelant le soutien de l'association à la journée du sidaction. Ah oui, un projet sympa se prépare : une rencontre conviviale genre "auberge espagnole". Nan parce que allo quoi, une association sans rencontres festives, c'est comme une fille sans cheveux. D'ailleurs, la moitié des participants de la réunion s'est retrouvée dans un bar louche à siroter des verres  en compagnie d'une sœur de la perpétuelle indulgence en pleine action d'évangélisation, pire qu'un poison dans l'eau de la grande guerre mondiale de 78 ...

La prochaine rencontre aura lieu le samedi 20 avril, de 15h à 17h, au local du Girofard.

trans-identite

L’identité de genre et le droit : entre ordre public et vie privée

"On peut dire que sur le plan juridique, le sexe a quitté le corps pour s’installer dans l’âme."

Je vous conseille vivement cette synthèse juridique remarquable sur les notions d'identité sexuelle/identité de genre  :

Accèder au lien Yagg :
Télécharger le document :
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Compte rendu de la réunion du samedi 16 mars 2013

photoJ'ai eu le plaisir d'assister à la dernière réunion de l'association Trans 3.0. J'étais vraiment contente parce que je n'ai pas souvent la possibilité de venir à Bordeaux, malgré mon envie de participer au devenir de cette nouvelle structure. C'était samedi dernier, le 16 mars 2013, entre 15h et 18h, au local du Girofard.

D'abord, j'étais vraiment séduite par la diversité des profils. Sur la palette des transidentités, Trans 3.0 semble représentative : des filles et des garçons, des jeunes et des moins jeunes, des personnes en questionnement comme des trans épanoui-e-s ayant terminés leurs parcours … certain-e-s à la veille d'être opérées, d'autres s'interrogeant sur le traitement hormonal , s’inquiétant des évolutions de l'état-civil et des démarches pour aborder une transition … des trans dans le protocole bordelais comme des parcours libres … et même un trans boy fraîchement débarqué d'un lointain pays européen et qui est venu avec sa traductrice ! C'était une diversité d'expériences et de vies tout à fait passionnante. Au total, nous étions 18 et la salle de réunion semblait beaucoup trop petite.

Un long long long tour de table – 18 personnes pleines d'entrains qui se présentent, vous imaginez ! - puis nous avons marqué une longue longue pause pour permettre à tous de papoter tranquillement. Ensuite, nous avons abordé l'ordre du jour qui était de mieux comprendre la diversité des sigles nous concernant : ALD, DSM, FtM, MtF, CEC, SRS … mais nous ne sommes pas allés plus loin que le sigle ALD ! Champions du monde ! Derrière l'ALD – Affection de Longue Durée – se cachent tellement de questionnements : l'évolution historique, des troubles psychiatriques à l'ALD31, la réalité de cette prétendue dépsychiatrisation, la façon d'obtenir une ALD soit en protocole soit en parcours libre, les actes qui peuvent être pris en charge …

Bref, à 18h nous étions encore en pleine discussion mais il fallait bien s'arrêter. Jeanne a donc clôturé en précisant que la prochaine rencontre se tiendrait le Samedi 6 avril 2013, de 15h à 17h, au local du Girofard. D'ailleurs, je trouve que Jeanne se débrouille super bien pour animer les réunions : elle cadre sans brider la parole, elle balance des petites vannes quand on squatte trop la parole, elle connait un maximum de trucs et elle écoute chacun-e.

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Avant de finir, j'aimerais faire deux propositions :

  • Sur la tenue des réunions, je crois qu'il va être difficile de tenir le rythme avec autant de personnes autour d'une table. Je veux dire qu'il va être compliqué de trouver des sujets qui concernent et intéressent tout le monde. En plus, pour oser s'exprimer devant tant de gens, faut pas être timide !  Alors bon, mon idée est la suivante : au début, on se présente en 1mn chrono (qui je suis, d'où je viens, où je vais) et on précise le sujet qu'on aimerait voir aborder ; en fonction des sujets proposés, on fait deux ou trois groupes de travail … on se sépare et chaque groupe nomme un rapporteur ; après la pause, on se retrouve, chaque rapporteur présente le sujet de son groupe et on débat. On se laisse 10 minutes en fin de réunion pour les questions diverses.
  • En parlant, plus tard dans la soirée, avec une amie qui aime s'habiller en femme mais qui n'a pas l'intention de faire un parcours, je me disais que les attentes ne sont vraiment pas les mêmes. On proclame que Trans 3.0 s'intéresse à toutes les formes de transidentités or, si on ne parle que des personnes qui s'engagent dans des transitions, alors ce n'est pas tout à fait vrai. Ainsi, dans une seule réunion bi-mensuelle, comment concilier des centres d'intérêts aussi divers que l'opération de ré-assignation sexuelle et la façon de réussir sa première sortie habillée en femme (ou habillé en homme … c'est juste un exemple;-) ) ? Pourquoi ne pas créer une commission parallèle qu'on appellerait, par exemple, Eon 3.0 ? A Trans 3.0, on parlerait ALD, SRS, Coming-out, DSM et j'en passe .. A Eon 3.0, on parlerait fringues, local adapté pour se changer sans risques, lieux de sorties … chaque commission étant complémentaire de l'autre d'ailleurs !

Qu'en pensez-vous ?

Biiiiiiiises

Candice

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Compte-rendu de la réunion du samedi 2 mars 2013

Réunion du 2/3/2013

La 2ème réunion de l'association Trans3.0 s'est déroulée samedi après-midi de 15 à 17h mais on a légèrement débordé car des discussions étaient encore en cours.

Quinze personnes étaient présentes.

Nous avions programmé un ordre du jour consacré au différents sigles que l'on peut trouver dans des démarches de transition, à leurs significations et  implications.

Le moment consacré à la présentation des différentes personnes s'étant prolongé un peu plus longtemps (4 nouvelles personnes), l'ordre du jour n'a pas pu être respecté. Celui-ci est donc reporté. L'association Trans3.0 étant dédiée à l'accueil des personnes trans, il a été donné la préférence à cette présentation qui est un moment important pour chaque personne ainsi que pour le groupe qui peut ainsi partager les informations.

Nous renouvelons notre souhait qui est celui de conserver les informations en interne et de ne pas les diffuser pour ne pas aboutir à un effet pervers qui serait que ceux qui s'expriment se censureraient pour éviter que leur propos ne soient pas diffusés par la suite. Donc, dans ces comptes-rendus, on ne citera pas les informations concernant la vie privée de chaque personne mais seulement les aspects généraux abordés.

A travers les échanges, on a pu aborder succinctement le CEC ( Changement d'état civil) qui était également dans l'actualité cette semaine puisque sur internet, une pétition circulait pour demander que le gouvernement fasse évoluer rapidement cette problématique des personnes transidentitaires.

Mardi dernier, au CNCDH ( conseil national de consultation des droits de l'homme) avait lieu le recueil d'avis de différentes personnalités du monde LGBT ( Nicolas Gougain, Laura Leprince, Samantha Montfort et son livre blanc, ainsi qu'une sénatrice, Maryvonne Blondin). L'association reste attentive à cette évolution et s'investira en cas de besoin.

Nous avons également échangé sur l'ALD.Nous avons souligné que la dépsychiatrisation qui accompagne cette appellation est trompeuse car elle modifie simplement le classement de la transidentité de trouble précoce d'une maladie psychiatrique en maladie hors liste pour les remboursements des soins des personnes ayant fait une demande d'ALD. Le classement actuel de dysphorie de genre intégré au DSM IV est toujours un diagnostic psychiatrique.

L'évolution probable avancée dans le cadre de la révision de ce DSM serait la non considération du transsexualisme comme trouble psychiatrique mais sa non prise en considération ( qui se traduit par du rejet, des discriminations, des agressions et des meurtres) qui seraient susceptible de générer des troubles psychiatriques. En cela le transsexualisme ne serait plus une maladie effective mais une cause possible de maladie. Arnaud nous informe que cette version va sans doute encore être différente.

Nous rappelons qu'à l'heure actuelle la demande d'ALD est réalisée par le médecin généraliste de la personne trans qui mentionne sur le feuillet les différents soins qui sont envisagés (analyse de sang et THS par le généraliste ou l'endocrino, accompagnement psy, soins dermatologiques pour l'épilation, rééducation orthophonique après bilan, chirurgie faciale et de réassignation, rabotage de la pomme d’Adam, mammoplastie ...).

Au cours de la discussion, on s'aperçoit qu'il y a une diversité de trajectoires et que les parcours ne sont pas uniformes, certaines réalisant un parcours à la carte ( hors ALD), d'autres en relation avec l'équipe hospitalière bordelaise totalement ou partiellement selon les carences de prise en charge.

On s'aperçoit également que la mauvaise réputation des chirurgiens français tend à s'atténuer avec des praticiens comme le Dr Morel-Journel à Lyon ou Romain Weiggert à Bordeaux en ce qui concerne les trans-femmes. En ce qui concerne les trans-hommes, qui seraient aussi nombreux, la réussite est moindre car on constate 1/3 d'infections dans les soins post-opératoires.

Arnaud nous présente rapidement l'ODT ( l'observatoire des transidentités qu'il co-anime avec Karine Espineira et Maud Yeuse Thomas) et l'ouvrage sorti récemment «  la Trans-yclopédie »

La prochaine réunion aura lieu le 16 Mars de 15 à 17h.

Jeanne

Collectif le samedi 16 mars 2013 – place Pigalle – Paris – Participation de Trans 3.0 ?

Bonjour,

Ci-joint un communiqué en préparation pour le collectif PÉNALISATION DU RACOLAGE PUBLIC : 10 ANS DE TROP ! ...

... qui nous demande si nous sommes signataires. Perso, vous connaissez ma position, c'est oui.

Merci de donner vos avis, remarques, suggestions ... bref, on s'appelle et on décide ?

Bises

Candice

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PÉNALISATION DU RACOLAGE PUBLIC : 10 ANS DE TROP !
Le 18 mars 2003, la loi pour la sécurité intérieure, dont l’article 50 fait du racolage
public un délit, a été adoptée au prétexte de rétablir l'ordre public et de lutter plus
efficacement contre la traite des êtres humains, en particulier des migrantEs.
Les effets catastrophiques et contre-productifs de cette mesure ont été annoncés en
amont, puis constatés et constamment dénoncés depuis sa mise en oeuvre.

Loin de garantir la lutte contre le travail forcé, la servitude, l'esclavage et la traite à
ces fins et, au fond, de protéger les personnes, ces dernières doivent faire face à un
arbitraire policier qu'elles subissent q quotidiennement. Les travailleurSEs du sexe et
prostituéEs ont été acculées à la clandestinité, s’éloignant ainsi des structures de
prévention, de soins, de dépistage et d'accès au droit. Repoussées dans des zones de
non-droit, elles se trouvent particulièrement exposées aux contaminations au
VIH/sida et autres IST ainsi qu'aux abus et violences.

Déchues de leurs droits fondamentaux, les travailleurSEs du sexe et prostituéEs,
précarisées et pénalisées, ont vu leurs conditions de travail et de vie se dégrader de
façon dramatique.

Le candidat François Hollande avait promis l’abrogation du délit de racolage public.

Mais le respect de cette promesse est cependant sans cesse repoussé alors que se
profile un engagement vers une pénalisation des clientEs qui est présenté comme un
moyen de protéger les travailleurSEs du sexe et les prostituéEs en inversant la charge
pénale. Cette mesure aura exactement les mêmes conséquences que la pénalisation
du racolage public. C'est pourquoi plus de vingt organisations dénoncent ce projet
depuis bientôt deux ans2.

La prise en compte de l’expertise des travailleurSEs du sexe et prostituéEs, de leurs
alliéEs et des recommandations des autorités indépendantes (CNCDH, CNS, PNUD,
etc.) est fondamentale.
Combien d’agressions, de contaminations, d'arrestations et de détentions arbitraires,
d’expulsions, de morts seront encore nécessaires avant que les voix des travailleurSEs
du sexe et prostituéEs et de leurs alliéEs soient entendues ? Et quand, enfin, les enjeux
de santé publique seront considérés et les droits fondamentaux des personnes
respectés ?

Nous exigeons :
- L’abrogation immédiate et sans condition du délit de racolage public ;
- L’abandon du projet de pénalisation des clientEs ;
- La fin de toute pénalisation et répression du travail sexuel ;
- Une lutte efficace contre tout abus ou violence, en particulier le travail forcé, la
servitude, l’esclavage et la traite à ces fins.

Rejoignez-nous le samedi 16 mars 2013
Place Pigalle à 14h30
Premiers signataires : Syndicat du Travail Sexuel – STRASS, Acceptess – T, Act
Up-Paris, Aides, Les Amis du Bus des femmes, ANA (Avec Nos Aînées), Cabiria,
Etudions Gayment, Médecins du Monde, Solidarité Sida.

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Manifestation du 8 mars, Journée mondiale des droits des femmes

Cette manifestation aura lieu à Paris, place Stalingrad, 18h30, vendredi 8 mars 2013

Merci de mettre vos remarques sur la page Facebook Trans 3.0 - http://www.facebook.com/pages/TRANS-30/488773351160392

SOLIDARITES FÉMINISTES !
Le 8 mars dernier, résonnait « Le changement, c'est maintenant ! ».
Le PS joue sur les symboles, forme un gouvernement paritaire, tient de beaux discours sur l’égalité des droits tout en mettant en place des politiques d’exclusion, de précarisation et de discriminations envers les femmes.
Par exemple, face aux catholiques intégristes priant dans la rue contre le mariage pour touTEs ou intimidant les femmes se rendant dans les centres d’IVG, le gouvernement fait preuve d’une complaisance criminelle.
Quels que soient leur statut socio-économique, leur nationalité, leurs croyances, leur orientation sexuelle, leurs manières de résister contre les oppressions dont elles sont victimes, nous appelons toutes les femmes à se mobiliser.

PARCE QUE L’ÉGALITÉ DES DROITS, ÇA NE SE DIVISE PAS !
Nous réaffirmons notre exigence que la Procréation Médicalement Assistée (PMA) soit ouverte à toutes, y compris aux couples de femmes et aux célibataires.
Nous dénonçons la discrimination et les exclusions dont sont victimes les femmes musulmanes au nom de la laïcité : nous demandons l'abrogation de la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école et de la loi de 2010 sur la dissimulation du visage dans l’espace public : nous refusons l’instrumentalisation raciste et islamophobe du féminisme.
Alors que les putes sont de plus en plus stigmatisées et poussées dans la clandestinité, nous exigeons l'abrogation sans condition du délit de racolage public, et refusons toute mesure qui renforce l’exposition aux violences et aux risques de santé, en particulier la pénalisation des clients.
Ici comme ailleurs, une véritable politique de lutte contre le travail forcé, la servitude, l’esclavage et la traite à ces fins doit être menée, dans le cadre du respect du droit commun.
Les personnes trans doivent pouvoir choisir leur identité de genre et changer librement et gratuitement d'état civil, sans condition de traitements hormonaux ou chirurgicaux. L'accès aux modifications physiques qu'elles souhaitent doit être gratuit et dégagé des contraintes d'une soi-disant expertise psychiatrique.
Les violences sexistes, lesbophobes et transphobes doivent être reconnues comme des violences à part entière, et pas seulement évoquées de façon incantatoire pour opposer une République française prétendument éclairée à un « tiers monde » considéré comme obesucrantiste et fondamentalement hostile aux femmes. De même, nous exigeons le rétablissement du droit au séjour pour soins tel qu'avant la réforme de 2011 car cette réforme criminelle condamne à mort des milliers de femmes malades et sans-papiers.
Nous demandons la régularisation de tousTEs les sans papierEs, et le droit d'asile pour les femmes, cis et trans, persécutées.

FACE À TOUTES LES VIOLENCES : AUTODÉFENSE !
Face à toutes les formes de violence sexiste (violence « ordinaire », violence conjugale ou violence institutionnelle), la priorité doit être de favoriser la capacité des femmes d’agir par elles-mêmes. Dans cette optique, il faut privilégier la lutte contre la précarité matérielle (accès à l’éducation, au logement, à l’emploi, à la santé, etc...) et laisser la possibilité aux les femmes de s’organiser entres elles pour agir lorsqu’elles le désirent.
Nous nous opposons à une vision victimaire simpliste des femmes : toutes, nous avons développé des moyens, extrêmement divers, de nous défendre contre les agressions (racistes, sexistes, homophobes, lesbophobes, transphobes, islamophobes…) que nous vivons au quotidien. L'autodéfense individuelle et collective, y compris physique, est légitime : elle doit être encouragée.
SANTÉ, CONTRACEPTION, EMPLOI, ENFANTS :
ÉGALITÉ DES DROITS ET PARTAGE DES CONTRAINTES !
Parce que notre santé ne doit pas être sacrifiée à des mesures d'austérité, nous exigeons l'abrogation de la loi Bachelot, dite loi HPST, une garantie de financement des centres IVG, un accès égal sur le territoire aux services de planification familiale et le remboursement intégral de tous les moyens de contraception, sans les hiérarchiser.
Parce que nous refusons la marginalisation et l'exclusion des personnes handicapées, nous exigeons l'application de la loi pour la mise en accessibilité de tous les lieux publics, afin de favoriser pour les femmes handicapées l’accès aux études, à l’emploi, aux soins, spécialement ceux qui leur sont particulièrement destinés : consultations gynécologiques, suivis de grossesses, IVG...
De même, nous dénonçons toute forme de stérilisation forcée qui constitue une atteinte à la dignité.

Nous exigeons l’abrogation immédiate des franchises pour soins qui frappent en premier lieu les malades les plus précaires.
Nous exigeons l’intégration des femmes dans les essais cliniques et la prise en compte de leurs spécificités.
Nous demandons un véritable service public de la petite enfance, et appelons à développer des formes de prise en charge collective des enfants, sans passage obligé par le modèle de la famille hétérosexuelle.
Nous réclamons des mesures qui garantissent l’égal accès et le maintien dans l’emploi des femmes, et dénonçons les politiques d’austérité menées par le gouvernement, qui frappent en premier lieu et le plus durement les femmes.
Une véritable politique féministe ne consiste pas à favoriser la carrière de quelques femmes, mais à défendre les droits de TOUTES les femmes !
Face à toutes les violences, de gauche comme de droite,
nous répondons : solidarités féministes !

Collectif 8 mars pour toutes : https://www.facebook.com/Collectif8MarsPourToutes
collectif.8marspourtoutes@gmail.com

Premiers signataires : Acceptess-T, Act Up-Paris, ANA (Avec Nos Aînées), Cabiria, Collectif 8 mars pour toutes, Collectif Droits et prostitution, Association Diana Prince Club (Autodéfense pour femmes - Paris/Saint Denis), Etudions Gayment, Grisélidis, Les Panthères Roses, Pink Bloc Paris, OuTrans, R.O.S.A. (collectif féministe anticapitaliste), Syndicat du Travail Sexuel - STRASS, TumulTueuses.

 

Âpres négociations avec un intermédiaire de l’ODT !

Il n'était pas envisageable d'aborder l'aventure d'une nouvelle association Trans sans avoir négocié au préalable un accord avec l'Observatoire des Transidentités. Les trois hauts-responsables de l'Observatoire ont envoyé un messager pour discuter avec notre Présidente - c'était entre deux conférences pendant les Queer-Day de Février ... et le partenariat fût !

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